Le régisseur
l’assistant IA
Il suit la conduite du relevé du début à la fin : il lit, compare, prépare les brouillons et rédige le compte rendu.
En vrai : Hermes Agent, un logiciel libre.Improscope · dans les coulisses
Comment l’agenda de l’impro du Finistère se tient presque tout seul, avec une intelligence artificielle qui tourne sur un ordinateur de salon, et un humain qui garde le dernier mot.
Le rideau se lève ↓Les troupes d’impro annoncent leurs spectacles là où leur public les suit : un événement sur leur page, une affiche postée un mardi soir, une date glissée au détour d’une publication.
Pour qu’un agenda comme celui d’improscope.fr soit utile, quelqu’un doit tout relever, sans rien oublier ni rien inventer. C’est un vrai travail de bénévole, et il finit par manquer de bras : l’agenda du site était resté vide de février 2024 à l’été 2026.
L’idée : confier le relevé à un assistant, et ne garder pour l’humain que ce qu’il fait de mieux, relire et décider.
Six rôles, dont un seul tenu par un humain. Le régisseur, le cerveau, les jumelles et le cahier de régie jouent tous à la maison.
l’assistant IA
Il suit la conduite du relevé du début à la fin : il lit, compare, prépare les brouillons et rédige le compte rendu.
En vrai : Hermes Agent, un logiciel libre.le modèle d’IA
C’est lui qui comprend les textes et les affiches. Il est « ouvert » : on peut le télécharger et le faire tourner chez soi.
En vrai : Qwen 3.6, sur une carte graphique de joueur.le lecteur de pages
Un navigateur web qui ouvre les pages publiques des troupes pour l’assistant, exactement comme vous le feriez.
En vrai : une petite machine virtuelle à la maison.les règles de saisie
L’outil par lequel l’assistant écrit sur le site. Il refuse ce qui est interdit, et le dit tout haut plutôt que de l’ignorer en silence.
En vrai : un petit programme écrit pour l’occasion.improscope.fr
L’agenda public, là où le public découvre les spectacles. L’assistant peut y déposer des brouillons, jamais les publier.
En vrai : un site WordPress, chez un hébergeur classique.un humain
Il reçoit le compte rendu, relit les brouillons, corrige et publie. Rien n’arrive devant le public sans son accord.
En vrai : Olivier.Voici ce qui se passe chaque matin, en sept minutes environ. Faites défiler : le schéma s’éclaire à chaque scène.
Pas besoin de lui rappeler : un minuteur lance l’assistant tous les matins. Si l’ordinateur était éteint, il rattrape le relevé au démarrage.
L’assistant consulte les pages publiques des sept troupes suivies, comme un spectateur curieux : les événements annoncés, les dernières publications, et les affiches, qu’il sait lire comme des images.
Pour comprendre qu’« le premier vendredi du mois au Kafkerin » ou « 10 € / 6 € pour les moins de 12 ans » veut dire quelque chose, il interroge son cerveau : un modèle d’IA qui tourne sur une carte graphique, à la maison. Aucun texte ne part chez un géant du numérique.
Avant d’écrire quoi que ce soit, il regarde l’agenda d’improscope.fr : cette date y est-elle déjà ? Il suit son cahier de régie, qui fixe les règles de saisie : le bon nom de troupe, le bon lieu, l’affiche, le tarif exact.
Une date nouvelle devient un brouillon sur le site, avec sa description et son affiche. Elle n’est pas visible du public : l’assistant n’a pas le droit de publier.
Un compte rendu arrive par e-mail : ce qui a été créé, ce qui existait déjà, ce qui mérite un coup d’œil. Un humain relit, corrige si besoin, et publie. Si le relevé échoue, l’e-mail le dit aussi.
Quand on utilise une IA en ligne, chaque texte qu’on lui confie part sur les serveurs d’une grande entreprise. Ici, le modèle est téléchargé une fois pour toutes et tourne sur une machine du salon.
En clair. Une « carte graphique » est la pièce d’un ordinateur qui sert d’ordinaire aux jeux vidéo. Elle sait faire énormément de petits calculs à la fois, exactement ce dont une IA a besoin pour lire et écrire. Celle-ci est une carte de joueur haut de gamme, pas un supercalculateur.
Une IA peut se tromper, avec aplomb. Alors on ne lui a pas seulement dit quoi faire : on lui a surtout dit ce qu’elle n’a pas le droit de faire.
Pour l’anecdote. Ces règles ne sont pas tombées du ciel : chacune vient d’une répétition ratée. Lors d’un premier passage, l’assistant avait par exemple recopié le tarif d’un match sur les dates suivantes. D’où la règle n° 3.
Mesurés sur les premiers relevés, fin septembre 2026.
Cette page aussi est servie depuis la maison, par le même petit parc de machines que l’assistant.
Envie de voir le résultat ? L’agenda est sur improscope.fr.